contes traditionnels

Contes autours du monde

Je vous propose un voyage autours du monde à travers les contes:

Le pêcheur de feuilles, conte albanais

Le rêve vendu, conte japonais

Le lièvre et le Grand Génie de la brousse, conte africain

La bride enchantée, conte hongrois

L’enfant serpent, conte algérien


Légendes basques

Le pays Basque possède une mythologie riche et originale:

Connaissez-vous les Basajaunak, génie de la nature basque? Basa veux dire sauvage et jaun signifie seigneur. Voici une légende concernant ce seigneur sauvage: Le Basa Jaun et le Blé.

Mari est une divinité féminine, sorte de fée. Une courte histoire à son sujet: Don Diego et mari.

Enfin, n’oublions pas les Laminak, lutins basques: Le lamina et la vieille.

La mythologie basque comprend de nombreuses créatures fantastiques. Citons, parmi d’autres,  les génies nocturnes: Maide, Idittu, Mirokutana; Intxitxu, une divinité qui vit dans les grottes; ou Eate, un génie de la tempête.


N’oun doaré

Et un petit voyage en pays breton:

N’oun doaré, conte traditionnel breton

(anecdote pas drôle – mais alors pas du tout! Un projet de déchetterie serait en cours en forêt de Brocéliande! pour en savoir plus, suivre ce lien: http://www.joellabbe.fr/le-non-a-la-mega-dechetterie-du-centre-ouest/ )


La boule de cristal

Pour commencer, un conte de Grimm peu connu à (re)découvrir:

Wilhelm et Jacob GRIMM, La Boule de cristal.

Il était une fois une magicienne dont les trois fils s’aimaient fraternellement ; mais elle n’avait pas confiance en eux et croyait qu’ils voulaient lui ravir son pouvoir. Elle changea l’aîné en aigle, il habitait sur un pic rocheux et on le voyait parfois monter et descendre dans le ciel en décrivant de grands cercles. Le deuxième fut changé en baleine, il vivait dans les profondeurs de la mer et l’on ne voyait de lui que le jet d’eau puissant qu’il lançait parfois en l’air. Craignant d’être changé lui aussi en bête féroce, en ours ou en loup, le troisième fils prit secrètement la fuite. Or, il avait entendu dire qu’au château du soleil d’or il y avait une princesse enchantée qui attendait sa délivrance : mais chacun devait pour cela risquer sa vie, vingt-trois jeunes gens avaient déjà péri d’une mort lamentable, et il ne restait plus qu’un essai à faire, après quoi personne n’aurait plus le droit de se présenter. Et comme son cœur était sans crainte, il résolut de se rendre au château du Soleil d’or. Il avait longtemps déjà erré à l’aventure sans pouvoir le trouver quand il s’engagea dans une grande forêt dont il ne parvint pas à découvrir l’issue. Soudain, il aperçut au loin deux géants qui lui faisaient signe de la main et lui dirent quand il les eut rejoints :
- Nous nous querellons à propos d’un chapeau, pour savoir à qui il doit appartenir, et comme nous sommes aussi forts l’un que l’autre, aucun de nous ne peut l’emporter ; les petits hommes étant plus malins que nous, nous te demandons de trancher la querelle.
- Pourquoi vous quereller au sujet d’un vieux chapeau ? demanda le jeune homme.
- Tu ne sais pas quelles vertus il a : c’est un chapeau magique, celui qui le met peut faire le souhait d’être transporté où il veut, et à l’instant il y est.
- Donnez-moi le chapeau, dit le jeune homme, je vais m’éloigner un peu et quand je vous appellerai, faites une course, celui qui m’aura rejoint le premier aura le chapeau. »
Il se coiffa du chapeau et s’en alla, mais comme il pensait à la princesse, il oublia les géants et continua son chemin. Tout à coup, il s’écria en soupirant du fond du cœur : « Ah, que ne suis-je au château du soleil d’or ! » Et à peine les mots furent-ils sortis de ses lèvres qu’il se trouva sur une haute montagne, devant la porte du château.
Il entra et traversant toutes les pièces, il trouva la princesse dans la dernière chambre. Mais quelle ne fut pas sa frayeur en la voyant : elle avait un visage de couleur cendre et tout ridé, des yeux troubles et des cheveux rouges.
- Êtes-vous la princesse dont tout le monde vante la beauté ? demanda-t-il.
- Ah, répondit-elle, ce n’est point là ma vraie figure, les yeux des hommes ne peuvent me voir que sous cet aspect hideux, mais afin que tu saches quelle est mon apparence, regarde dans ce miroir, il ne se laisse pas tromper, il te montrera mon image telle qu’elle est en réalité. »
Elle lui tendit le miroir et il contempla l’image de la plus belle fille du monde, et il vit des larmes de tristesse lui rouler sur les joues. Alors, il dit :
- Comment peut-on te délivrer ?
- Il te faut te faut te procurer la boule de cristal et la tenir devant le magicien pour briser son pouvoir, alors je reprendrai ma vraie forme. Ah, ajouta-t-elle, plus d’un a déjà trouvé la mort à cause de cela, et toi tendron, tu me fais pitié de t’exposer à de si grands dangers.
- Rien ne me retiendra, dit-il, mais dis-moi ce que je dois faire.
- Tu sauras tout, dit la princesse ; en descendant la montagne sur laquelle se trouve le château, tu verras en bas, près d’une source, un auroch sauvage auquel tu devras livrer combat. Et si tu réussis à le tuer, il sortira de son corps un oiseau de feu qui porte dans son ventre un œuf incandescent, lequel contient une boule de cristal en guise de jaune. Mais il ne laissera pas tomber l’œuf qu’il n’y soit forcé, et s’il tombe par terre, il s’enflammera et brûlera tout alentour, et l’œuf lui-même fondra et avec lui la boule de cristal, et toute ta peine aura été en vain. »
Le jeune homme descendit à la source, où il trouva l’auroch haletant qui l’accueillit par des beuglements. Après une longue lutte, il lui enfonça l’épée dans le corps et il s’affaissa. Aussitôt il en sortit un oiseau de feu qui voulut s’envoler, mais l’aigle, le frère du jeune homme qui s’en venait en fendant les nuages, fondit sur lui, le chassa vers la mer et le perça de son bec de telle sorte que dans sa détresse, il laissa tomber l’œuf. Or il ne tomba pas à la mer, mais sur une cabane de pêcheur qui se trouvait sur la rive et qui se mit tout de suite à fumer, comme si elle allait être la proie des flammes. Alors des vagues hautes comme des maisons se soulevèrent, inondèrent la cabane et vinrent à bout du feu. C’était l’autre frère, la baleine, qui était venu à la nage et avait fait jaillir l’eau. Quand l’incendie fut éteint, le jeune homme chercha l’œuf et par bonheur il le trouva : il n’avait pas encore fondu, mais la coquille avait été fendillée par suite du brusque refroidissement, de sorte qu’il put sortir la boule de cristal sans l’endommager.
Quand le jeune homme alla trouver le sorcier pour lui présenter la boule, celui-ci lui dit : « Mon pouvoir est brisé, et à partir de maintenant, tu es le roi du château du soleil d’or. Grâce à cela, tu peux aussi rendre à tes frères leur forme humaine. » Alors le jeune homme courut retrouver la princesse et quand il entra dans sa chambre, elle y était dans toute la splendeur de sa beauté, et pleins de joie ils échangèrent leurs alliances.


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